Sylvain Besançon

Il n’aura jamais exercé qu’un seul métier dans sa vie : peindre. Peindre sur bois, sur toile, sur papier. Peindre comme le dessinateur né qu’il était et le graveur qu’il est devenu, capable de mordre le cuivre d’une touche à la fois ferme et légère. On pourrait ajouter que, de 1961 à 1976, Sylvain Besançon a beaucoup exposé, et qu’il fut régulièrement soutenu par ce grand historien de l’art qu’était Jean Cassou. « Le trait de ces dessins est subtil, les ombres et les pénombres en sont savantes », écrivit-il du reste en 1970, pour préfacer un livre qui réunissait des poèmes de Marc Verhaverbeke et des œuvres de Sylvain Besançon. Ce même Sylvain Besançon qui, par un choix d’une très profonde exigence intérieure, renonça à exposer pendant plus de trente ans pour atteindre à cet art qu’il nous propose aujourd’hui : celui d’un artiste authentique, tout entier habité par le « peindre ».

Œuvres de Sylvain Besançon